L'élévation de la soumise

Elle a très bien résumé l'idée que l'élévation de la soumise passe par l'éducation, l'apprentissage et l'expérimentation. Le "Dressage" n'est en aucun cas une forme brutale de proformage à l'autre. Ce mot implique ou insufle une notion cassante et destructrice de l'autre, de perte de personnalité et d'imposition inconditionnelle de la volonté qui ne peut être admise dans une relation BDSM consensuelle. On peut supposer que le terme "Dressage" est plus issue d'une terminologie "folkorique" BDSM que du sens propre orienté animalité.

La question sur l'essence de l'éducation / élévation reste posée : Que doit elle comprendre, de quelle manière et dans quels buts ? L'éducation d'une personne soumise impose les notions essentielles que sont la planification, la durée et la fréquence et l'engagement mutuelle dans la relation. On ne peut éduquer en quelques heures, on ne peut éduquer sans plan de progression ni pédagogie, on ne peut éduquer sans volonté mutuelle... Il faut donc entrer dans un certain type de relation périodique pour mettre en place une éducation qui n'est envisageable que sur le moyen et long terme.

Elle se doit d'être plannifiée, progressive, construite et adaptée. Le dominant(e) doit être capable de décrire les buts et les recherches dans chaque actes demandés. Il faut prendre conscience que l'éducation de la personne soumise passe par des phases d'apprentissage, que chaque phases doient avoir un but et que chaque buts mènent un objectif progressif et final qui ouvrira à de nouvelles zones éducatives. Dominer sans prendre le recul de la compréhension de la cible à atteindre et sans mesurer les résultats et les effets des actes d'apprentissage, dans les divers segments que recouvrent le BDSM, ne serait que naviguer au hasard sans cap, sans destination. Un dominant(e) ne doit il pas donner un objectif significatif à la personne soumise? La personne soumise ne souhaite t elle pas atteindre certaines rives au travers de cet apprentissage? La planification se doit de mettre en avant la progression constante dans le vecteur d'apprentissage, mais ne doit pas mener à un dépassement non-consensuel ou non-défini et accepté, des limites qui auront été évoqué au départ de la relation. Néanmoins, une approche de celle-ci peut amener une révision à la hausse ou a la baisse, des envies et des volontés de dépassement de soi.

Que contient donc l'éducation de la personne soumise ? Doit elle se quantifier à la connaissance des "saintes règles et positions" de soumission ? Doit elle se limiter aux jeux BDSM et à la relation D/s ou dépasser ce cadre ?. Il semble que la réponse soit dans la notion mène de consensualité et d'épanouissement. Chacun devra définir ces attentes envers l'autre et le mener, par la voie de cette éducation, à une amélioration, à une évolution et à une subblimation, conformes et adéquates à ceux que l'autre recherche ... L'éducation ne se limite pas a repousser les seuils de la douleur ou à augmenter le niveau d'obeissance (beaucoup semblent vouloir la limiter à cela, sans doute pas facilité), elle inclut parfois une véritable remise à plat des données de vie, de la perception des autres et de soi, des valeurs et des connaissances scolaires, une ouverture à des "cultures" nouvelles, etc... La personne soumise doit ressentir une élévation de par son éducation pas uniquement dans sa position de soumise mais également dans la vie de tous les jours



Article ajouté le 2007-08-30 , consulté 372 fois

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